Je tue
Par Stephane S le lundi, 5 octobre 2009, 14:00 - Critiques de livres - Lien permanent
Giorgio Faletti est semble-t-il un artiste très connu en Italie. Avec "Je tue", il publie son premier roman et connait son premier succès.
Quand on regarde ce que Faletti a écrit, on comprend que ce ne pouvait qu'être un succès. En effet, son livre est une série de stéréotypes et de recettes éprouvées qui ne laisse que très peu de place au suspens, à l'originalité et à l'inattendu.
Tout d'abord le thème. Il reprend un thème archi vu : celui d'un tueur en série presque invincible qui tue un grand nombre de personnes tout en l'annonçant au préalable dans les médias.
Il y ajoute un membre du FBI impitoyable et torturé comme un héros doit l'être. Bien entendu ce dernier comprend tout avant tout le monde et est le pendant parfait du méchant invincible.
Le livre se déroule en deux parties.
La première est acceptable. Il s'agit de la série de meurtres et de la traque de la police et des médias pour trouver le tueur. Faletti la présente comme une course contre la montre contre un tueur aux mobiles flous.
Seule originalité du livre, on découvre au milieu du livre le nom du tueur. On bascule alors dans la deuxième partie du roman.
C'est la moins bonne du livre.
Faletti y ajoute un vieux général, un tueur militaire psychopathe, une intrigue amoureuse. Bref il s'agit probablement de la partie la plus personnelle de l'auteur qui essai de se libérer des règles du polar qu'il a copié avant.
C'est aussi la partie la moins bonne. Elle tourne même un peu au ridicule.
Petit détail dérangeant supplémentaire, un des héros policier s'appelle Nicolas Hulot. Faletti n'y peut rien mais cela rend son livre encore moins crédible.
Bref, " Je tue " n'est ni un bon livre pour l'été ni pour l'automne.
Les plus :
- Deux parties distinctes,
Les moins :
- Histoires et héros stéréotypés
- Aucune originalité
Caractéristiques :
Titre : Je tue
Auteur : Giorgio Faletti
Editeur : J'ai lu
8 € , 569 pages