Blog des polars et romans policiers

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Critiques de livres

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lundi, 5 octobre 2009

Je tue

Giorgio Faletti est semble-t-il un artiste très connu en Italie. Avec "Je tue", il publie son premier roman et connait son premier succès.

Quand on regarde ce que Faletti a écrit, on comprend que ce ne pouvait qu'être un succès. En effet, son livre est une série de stéréotypes et de recettes éprouvées qui ne laisse que très peu de place au suspens, à l'originalité et à l'inattendu.

Tout d'abord le thème. Il reprend un thème archi vu : celui d'un tueur en série presque invincible qui tue un grand nombre de personnes tout en l'annonçant au préalable dans les médias.

Il y ajoute un membre du FBI impitoyable et torturé comme un héros doit l'être. Bien entendu ce dernier comprend tout avant tout le monde et est le pendant parfait du méchant invincible.

Le livre se déroule en deux parties.

La première est acceptable. Il s'agit de la série de meurtres et de la traque de la police et des médias pour trouver le tueur. Faletti la présente comme une course contre la montre contre un tueur aux mobiles flous.

Seule originalité du livre, on découvre au milieu du livre le nom du tueur. On bascule alors dans la deuxième partie du roman. C'est la moins bonne du livre.

Faletti y ajoute un vieux général, un tueur militaire psychopathe, une intrigue amoureuse. Bref il s'agit probablement de la partie la plus personnelle de l'auteur qui essai de se libérer des règles du polar qu'il a copié avant.

C'est aussi la partie la moins bonne. Elle tourne même un peu au ridicule.

Petit détail dérangeant supplémentaire, un des héros policier s'appelle Nicolas Hulot. Faletti n'y peut rien mais cela rend son livre encore moins crédible. Bref, " Je tue " n'est ni un bon livre pour l'été ni pour l'automne.

Les plus :
- Deux parties distinctes,
Les moins :
- Histoires et héros stéréotypés
- Aucune originalité

Caractéristiques :
Titre : Je tue
Auteur : Giorgio Faletti
Editeur : J'ai lu
8 € , 569 pages

lundi, 31 août 2009

Une tombe accueillante de Michael KORYTA

Michael KORYTA est présenté comme un petit génie des polars qui, à peine passé la vingtaine, écrit déjà des best-sellers outre atlantique. Il est adoubé par Connelly ce qui semble être une garantie de qualité.
Je me suis donc attaqué à son dernier ouvrage, "Une tombe accueillante" pour voir si sa réputation n'était pas usurpée.
On y retrouve Lincoln Perry, détective et patron d'une salle de sport, qui doit faire face à l'assassinat d'un avocat, Alex Jefferson, qui a la particularité d'être un ancien rival amoureux de Perry.
Ce dernier ne serait pas soupçonné s'il n'avait la mauvaise idée d'accepter, à la demande de la veuve - qui est aussi son ancienne petite amie - de rechercher le fils de l'avocat.
A ce stade, KORYTA nous annonce une histoire familiale bien compliquée et on se doute que la situation va s'aggraver.
Là ou est le talent de KORYTA est qu'il ne nous laisse pas un instant de répit. En effet, Perry retrouve rapidement Alex, le fil de Jefferson. Mais ce dernier se suicide sous ses yeux.
On devine alors que c'est là que KORYTA souhaitait nous amener, que ce qui précédait n'était qu'une introduction et que la véritable histoire commence ici.
"Une tombe accueillante" devient une course contre la montre avec d'un côté la police qui souhaite arrêter Perry et de l'autre un mystérieux tueur que pourchasse le détective.
Cette double recherche ne fait que renforcer le rythme de l'ouvrage qui est trépident et ne laisse au lecteur que peu de répit.
Les multiples rebondissements sont une des principales qualité de ce livre. Si vous n'aimez pas les romans des auteurs du nord de l'Europe (Mankell par exemple), si vous aimez les romans nerveux, aux paragraphes courts et où il se passe toujours quelques chose, vous adorerez ce livre.
N'allez pas croire pour autant que KORYTA délaisse l'intrigue au profit de l'action. Le dénouement est intéressant et ne se laisse entrevoir qu'à la fin. Une autre bonne raison de lire ce livre.
Un seul bémol tout de même, le facilité que s'est accordée KORYTA d'ajouter un personnage issu de la mafia, Thor, qui consent à l'aider un peu facilement et arrive bien à propos à un moment fatidique. C'est dommage car ce joker un peu facile n'apporte rien à l'histoire. Au contraire, elle lui fait perdre légèrement en suspense et en densité.
Toutefois, je je vous conseille vivement ce livre pour la rentrée.

Les plus :
- le rythme,
- l'histoire.
Les moins :
- l'artifice "Thor" pour faire avancer l'histoire.

Caractéristiques :
Titre : Une tombe accueillante
Auteur : Michael KORYTA
Editeur : Seuilv 21,8 € 351 pages

samedi, 30 mai 2009

Les fantomes du palace

Oubliez les gros durs, les enquêteurs revenus de tout et cyniques, ceux qui en on trop vu.
Mettez à la place une petite fille de 12 ans pour enquêter sur le kidnapping d'un bébé.
Vous aurez une histoire originale, un brin décalée comme sait le faire Martha Grimes.
Ajoutez le fait que pour " Les fantômes du palace " elle rompt largement avec ses habitudes.
Par exemple, elle ne fait pas appel à son héros habituel, Le commissaire Richard Jury ; l'action se déroule États-Unis plutôt qu'en Angleterre (même si c'est dans l'état de la Nouvelle-Angleterre !) , l'histoire n'est pas contemporaine mais a lieu à une époque reculée où la télévision n'existait pas.
Pourtant, " Les fantômes du palace " n'est pas un roman totalement différent des habituelles intrigues de Martha Grimes.
Les habitués y retrouveront les clés de son style :
Une description approfondie des personnages, de leurs relations ainsi que de leur environnement combinée à une intrigue qui se déroule lentement.
En effet, comme à son habitude, Martha Grimes prend le temps de créer et de développer une ambiance autour de la jeune enquêtrice Emma Graham. Elle consacre ainsi beaucoup de pages à approfondir les relations d'Emma avec son entourage.
Le lecteur est aussi complètement immergé dans une petite ville rurale (Spirit Lake) des États-Unis au début du XXe siècle. L'enquête elle-même est à la fois très classique est surprenante.
Classique car Emma Graham enquête en interrogeant les gens les uns après les autres et échafaudent les hypothèses à partir de leurs témoignages.
Étonnant car l'enquêtrice évolue pas dans un milieu dangereux où la violence prédomine comme souvent dans les polars. Elle n'est pas en danger ni même la victime puisque le crime a eu lieu 20 ans plus tôt.
De plus, Martha Grimes a réussi retranscrire dans son écriture l'approche naïve et rafraichissante qui sied à une fille de 12 ans.
Il faut également ajouter que l'enquête tourne autour d'un hôtel, Le Belle ruine ou Le bel Rouen selon les prononciations, qui est en ruine. Sa présence du début à la fin du roman est importante.
Bien sûr " Les fantômes du palace " est un polar qui plaira aux aficionados de Martha Grimes.
Il est probablement un peu lent et manquant d'action pour les habitués des romans policiers américains actuels.
Reste une fin inhabituelle pour un polar qui déconcertera tout le monde.

Les plus :
- Une histoire dense et une enquête originale.
- La fin.
- Les relations entre les personnages.
Les moins :
- Le rythme lent.

Caractéristiques :
Titre : " Les fantômes du palace "
Auteur : Martha Grimes
Editeur : Pocket
468 pages

mercredi, 13 mai 2009

Cadavre d'état

Ce livre est l'occasion d'une double première. Il est en effet rare que je sois amené à parler d'un livre avant sa parution. Pour " Cadavre d'état " cette possibilité m'est offerte par l'éditeur, Carnets Nord.
C'est aussi la première fois que je parle d'un polar qui se déroule dans le milieu politique. C'est étonnant car ce milieu semble un terrain plutôt favorable aux machinations, trahisons et intrigues, terrains naturels et habituels des problématiques policières.
On y suit Coralie Le Gall, commissaire en charge d'une enquête sur le meurtre d'un conseiller du 1er Ministre, qui plus est dans un ministère.
Comme de bien entendu, le commissaire Le Gall est en froid avec sa hiérarchie, en lutte contre la société, etc.
De ce côté, Claude Marker colle parfaitement aux stéréotypes du polar.
Quant à l'histoire, elle a le mécanisme classique de David contre Goliath. Mais c'est un ressort dramatique qui convient bien au milieu politique.
" Cadavre d'état " est donc une enquête pour meurtre qui se double d'une dimension politico mafieuse. L'enquête est bien menée et est centrée sur la personnalité de la victime. Elle se double de différents rebondissements et complications qui rendent intéressant la recherche du coupable.
Mais le plus intéressant dans ce livre n'est pas l'assassin mais le mobile. On se doute en effet qu'il mêle politique, argent et quête du pouvoir.
La description du milieu politique est, par contre, décevante. Elle reste superficielle et caricaturale.
Car c'est le plus étonnant dans ce polar.
Marker est présenté comme un connaisseur du milieu politique mais c'est dans l'intrigue policière qu'il est le meilleur. L'aspect politique est en effet réduit à une description succincte des palais de la République et - plus gênant pour la lecture - à une dénonciation violente, inutile, un brin populiste, des élites qui n'a pas sa place ici.
Toutefois, quand Marker fini par faire se rejoindre les deux univers, il nous propose un dénouement étonnant et relativement inattendu.

Les plus :
- Un épilogue réussi
- Une intrigue policière qui se tient.

Les moins :
- Un style (l'argot) qui semble plus sorti du dictionnaire que véritablement acquis.
- Trop d'attaques disgressives sur le milieu politique.

Caractéristiques :
Auteur : Claude Marker
Titre : Cadavre d'état
Editeur : Carnets Nord
401 pages ; 18 euros.

mardi, 28 avril 2009

Plutôt crever

Caryl Ferey est un auteur français qui s'est illustré par des romans ayant pour cadre les Maoris et la Nouvelle Zélande.

ll est aussi l'inventeur de MC Cash un policier français borgne, d'origine irlandaise, dont il a tiré jusqu'ici 6 aventures.
Autant le dire tout de suite, pour son héros policier, Ferey fait dans le stéréotype : célibataire, en rupture avec la société...et sa hiérarchie, accro a tout ce qui est licite et illicite, etc. Mc Cash n'a d'original que son bandeau.
Mais dans " Plutôt crever " Ferey a su compenser en créant Fred, un contre héros original et inattendu accompagné par une drôle de muse, Alice.
En effet elle offre a son ami Fred pour son anniversaire un pistolet Smith et Wesson !
Ce dernier s'en serre maladroitement et tue un député.
Voila pour l'intrigue apparente.
Car le roman est en fait une longue cavale, ou dérive, des 2 jeunes fugitifs.
Ces derniers sont poursuivis par Mc Cash, la DST et deux tueurs indépendantistes basques dont l'un est le frère d'Alice !
Tout le talent de l'auteur réside donc dans sa capacité à multiplier les intrigues, à les croiser sans perdre le lecteur et en donnant du rythme à l'histoire.

Dans " Plutôt crever " Ferey ne s'attarde pas trop sur la psychologie des personnages ou la description des lieux. Ce qui peut faire passer son livre pour simpliste.
Mais le talent de Ferey réside ailleurs. Dans sa capacité a tout compliquer autour d'une trame simple et a multiplier les personnages qui gravitent autour des 2 héros.
Ce qui est dommage tout de même c'est que la fin du livre permet d'entrevoir que la psychologie a un rôle important dans l'histoire mais que cet aspect est totalement évoqué du livre.
Finalement, on s'en doute, la fin est plus l'occasion de clore toutes les histoires entrevues lors de la cavale que de conclure l'intrigue dont on connaissez le coupable dès le début.
" Plutôt crever " est un livre à lire rapidement, sans trop s'y attacher ni y accorder de l'importance.

Les plus :
- Coupables originaux et attachants
- Fin surprenante sur un point

Les moins :
- Trame principale pauvre
- Trop de stéréotypes
- Fin évidente
- Le point le pus original de la fin n'est pas développé dans le livre (d'où son côte surprenant ?)

Caractéristiques :
Auteur : Caryl Ferey
Titre : Plutôt crever
Editeur : Folio policier
267pages

samedi, 25 avril 2009

Franck Thilliez dans un train d'enfer pour Ange rouge

Franck Thilliez est un auteur français qui n'a pas froid aux yeux.
Ses romans sont atypiques pour un écrivain français, violents, sanguinolents mais toujours portés par une intrigue particulièrement prenante, complexe et originale.
Ce roman est le premier de Thilliez. Il fait notamment intervenir pour la première fois le commissaire Franck Sharko qui enquête sur une série de crimes particulièrement sanguinaires et cruels.
Pour corser le tout, Thilliez a créé un enquêteur perturbé par la disparition de sa femme.
Bien entendu - et ça ce n'est pas original - l'enquête en cours va lui rappeler tous ces mauvais souvenirs.
Thilliez sait créer des atmosphères. C'est une de ses marques de fabrique. Dans chacun de ses livres il explore à fonds une ambiance et en exploite toutes les possibilités romanesques. Cette fois il nous entraine dans le milieu sado-maso et plonger au plus profond de l'horreur.
Mais Thilliez complique l'enquête avec un meurtrier qui relance le commissaire Sharko et lui envoie des indices codés.
Même s'il est courant dans les polars de décrire les meurtriers en série comme des individus qui cherchent désespérément à se faire prendre, Franck Thilliez réussit à en faire un élément de suspense supplémentaire et à le traiter de manière originale. Enfin, il ajoute à l'enquête la situation psychologique délicate du même commissaire.
On peut cependant regretter que, dans une partie de l'histoire, Thilliez s'égare dans une histoire de gangsters plus ou moins crédibles.
Péché de jeunesse qu'il ne reproduira plus dans ses autres romans.

Il arrive cependant à conclure son histoire en recollant tous les morceaux, de manière originale et presque inattendue.
Je vous conseille donc vivement cet auteur. Si vous le souhaitez, commencez par "un train d'enfer pour Ange rouge" mais il est toujours possible de commencer par ses autres ouvrages qui sont plus aboutis.

Les plus
Histoire originale
Livre rythmé
Style plus habituel chez les auteurs anglo-saxons

Les moins
Sanglant
Quelques parties de l'histoire pas très crédibles

Chez Pocket
436 pages, 6.5 € env

jeudi, 16 avril 2009

Une dernière chance pour Rebus

Ian Rankin a déjà exploré beaucoup de facettes de son personnage principal, John Rebus, et il est toujours difficile de se renouveler.
Surtout quand le héros est construit autour des principaux stéréotypes du policier de roman policier : alcoolique, solitaire, en conflit avec sa hiérarchie...
Pourtant, Rankin a su créer un personnage original, même s'il le doit en grande partie a l'environnement dans lequel l'action se déroule : Edimbourg.
Cette fois ci encore Rankin joue avec les stéréotypes, flirte avec le déja-vu mais réussi quand même bien a nous captiver.
Car cette fois, John Rebus ne va pas mener une enquête dans la rue mais au sein même de la police.
A la suite d'un acte de violence envers sa hiérarchie il est en effet envoyer se rééduquer avec d'autres policiers aux comportements difficiles.
Dans ce roman se croisent de multiples enquêtes. En effet, Rebus enquête sur des policiers ripoux mais et lui même pas a l'abri de tout soupçon.
C'est une des grande force de ce livre. Malgré l'attachement que l'on peut avoir pour le héros on ne sait si, cette fois ci, Rankin ne lui a pas fait franchir la ligne rouge.
La multiplicité des enquêtes et l'implication personnelle de Rebus sont les grands atouts de ce roman qui ne connait pas de temps mort.
Trois enquêtes qui s'entrecroisent et un témoin qui vient compliquer l'histoire ça fait un roman bien dense.

Il est également intéressant de noter la place de plus en plus importante que prend Siobhan Clarke, l'ancienne coéquipière de Rebus.

Les plus
Pas de temps mort
Multiples enquêtes
Mobile principal original et d'actualité

Les moins
Pour ceux qui aiment les romans avec les codes du polar bien respectes.

vendredi, 30 janvier 2009

Coeur de cible

L'expression Coeur de cible est généralement utilisée par les publicitaires pour désigner le public qu'ils cherchent à toucher en priorité.

C'est aussi le titre d'un livre de David Wiltse qui n'a rien à voir avec le marketing.

Pourtant, dès les premières pages, il sait attirer l'attention et fidéliser son public. En effet, en quelques pages notre héros, Billy Tree, qui appartient aux services secrets, tue un malfaiteur, voit son partenaire mourir et est blessé.

A ce rythme on est en droit de se demander comment vont se dérouler les 350 pages suivantes.

Autant le dire tout de suite, ensuite, le rythme ralentit carrément.

Mais ce n'est pas si mal.

On se retrouve dans une petite ville rurale perdue dans le Nebraska avec Billy Tree, le héros, qui a bien du mal a surmonter son traumatisme.

C'est ce qui fait la particularité de ce polar. Un personnage principal qui n'est pas tout puissant mais fragile et peureux et qui doute beaucoup.

Qu'on ne s'y trompe pas, ce livre n'est pas lent et ennuyeux. Seulement il ne s'enlise pas dans des histoires parallèles ou des descriptions infinies de l'état psychologique des personnages.

En effet, Wiltse ne nous fait pas partager les états d'âmes du héros à la manière d'un Mankell, avec de longs passages sombres et une mélancolie qui transparait dans toutes les pages.

Wiltse utilise aussi Billy Tree pour nous faire observer l'environnement avec le regard extérieur et parfois naïf de celui qui n'est plus la depuis longtemps mais qui connait quand même bien le décor.

Le rythme auquel se dévoile l'énigme, petit a petit, au rythme de la vie a Falls City est aussi une particularité plaisante de ce polar.

On a l'impression qu'il ne se passe rien mais pourtant l'histoire est complexe et se découvre peu a peu.

Entre une fusillade, un trafic présumé de drogue, de vieux comptes a régler et une histoire d'amour, Billy Tree a de quoi s'occuper et le lecteur de se demander où l'auteur veut en venir.

Finalement on se laisse prendre au rythme de Coeur de cible.

Le final est a l'image du récit. Il y a de l'action sans en avoir l'air...Ça se finit bien et tranquillement.

Les +
- L'ambiance du polar dans une petite ville rurale,
- L'originalité des éléments du récit (héros trouillard par exemple).

Les -
Il faut se faire au rythme du livre

vendredi, 19 décembre 2008

Comme une tombe

Michael Harrison aime faire des blagues et a des copains qui ont les mêmes habitudes.
Ainsi, quand il se réveille enfermé dans un cercueil après avoir trop bu lors de son enterrement de vie de garçon, il ne s'inquiète pas trop.
Et pourtant il devrait.
Car tous ses amis sont morts dans un accident de voiture et les quelques personnes de vivantes (dont sa fiancée et son associé) ne savent pas où il est.
Commence alors une incroyable course contre la montre.
Mais Peter James complique encore les choses en impliquant un enquêteur, le commissaire Roy Grace, passablement perturbé par la disparition mystérieuse de sa femme et adepte des techniques paranormales.

"Comme une tombe" est un roman percutant qui part d'une idée simple mais effrayante : être enterré vivant.
Peter James est le spécialiste des romans qui débute très forts par une situation inédite, surprenante et déstabilisatrice mais néanmoins familière et pas si fantastique que ça.

Peter James y ajoute une forte dose de trahisonS et un enquêteur atypique.
Le tout fait de "Comme une tomb"e un polar très rythmé qui multiplie les rebondissements et les intrigues. Si certaines situations sont prévisibles , l'ensemble du roman est assez surprenant.

Les + :

- intrigues,

- rythme

Les - :

- certains personnages caricaturaux et prévisibles.

A lire aussi "La mort leur va si bien" du même auteur avec le commissaire Roy Grace.

Caractéristiques : Pocket, 531 pages

Prix polar du Festival de Cognac

lundi, 8 décembre 2008

Millenium 3 : suite et fin. A lire absoluement !

Autant le dire tout de suite, ce troisième et dernier épisode de Millenium est de loin le meilleur. On y retrouve tous les ingrédients qui font le succès de la série, a commencer par un titre improbable "La reine dans le palais des courants d'air" et ses deux personnages fétiches Lisbeth Salander et Mikael blomkvist.
C'est aussi, comme a chaque épisode, une course contre la montre, contre une échéance inéluctable.
Ici un procès.
Millenium 3 est aussi l'occasion de retrouver tous les personnages secondaires tels que Erika Berger, Holger Palmgren, Dragan Armanskij.
C'est ce foisonnement qui fait l'intérêt de Millenium 3 : multiples histoires, situations, points de vue et personnages.
Il permet a Larsson de passer d'une histoire a une autre mais également de maintenir le même rythme trépident sans lasser ni se répéter.
Pour le lecteur c'est aussi l'assurance de voir progresser toutes les intrigues au même rythme.
Et quel rythme !
Dans le premier Millenium , Larsson revisitait le principe du meurtre en huis-clos et de l'enquête historique. Dans le deuxième tome de Millenium , il explorait la technique de la course poursuite et de la chasse à l'homme.
Avec ce dernier tome, Larsson rivalise avec les maitres du romans policier judiciaire tel queGrisham par exemple.
En effet pratiquement toute l'histoire tourne autour du procès de Salander.
Peu a peu tous les personnages se mettent en place pour le dénouement final, poussés par le fil rouge qu'est Mikael blomkvist.
Avec ces 3 ouvrages aux rythmes différents, aux mécanismes tout aussi divers mais toujours avec une continuité, Larsson montre non seulement qu'il maitrise toutes les ficelles de l'écriture de polars mais qu'il en est (était ?) un des maitres.
Les + :
- Le rythme.
- Le style qui nous pousse à lire le livre d'une traite et à se retrouver emporté par le rythme haletant.
- L'histoire.
- L'ambiance.
Les - :
- L'utilisation de Lisbeth Salander comme solution un peu facile pour régler beaucoup de problèmes et donc faire avancer un peu artificiellement l'histoire.
- Il n,y aura plus d'autre épisode de Millenium, même si la bataille fait rage entre les héritiers de Stieg Larsson.

Pour conslure les critiques de la trilogie et en attendant le film, Millenium est une trilogie aux titres improbables qui est devenue un phénomène marketing.
Mais le succès de la série s'appuie sur des romans policiers de très bonne qualité et un bouche a oreille très favorable qui explique, au delà des techniques de vente, un succès si long et dans de si nombreux pays.
Noël approche c'est le moment de vous y mettre et de succomber vous aussi.

Je parle ici du tome 2 de Millenium : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Je parle ici du tome 1 de Millenium : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.

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